D’un soir l’autre, sur la colline et sur le sable

Le vent – qui se croit tout permis – avait jeté au sol les fils électriques. À l’aide d’une lampe torche, opportunément placée en évidence dans le premier tiroir du meuble de l’entrée, nous retrouvâmes, dans une malle au fond du garage, les cierges domestiques de couleur jaune en paquet de douze et le réchaud « Bleuet » de chez Camping-gaz, avatars d’un passé vert et aventureux, mais lointain. La colline aux arbres faisait entendre un gémissement puissant, sourd et grave, tandis que les plinthes et bas de porte sifflaient allègrement. Ce fut une belle soirée.

Le lendemain, après un saut en compagnie des enfants au dépôt-vente / boutique solidaire – musée aux expos temporaires en perpétuel renouvellement – une balade sur la côte nous montrait les dégâts liés à la marée, comme d’habitude inconséquente et tête-en-l’air. Les images qui suivent illustrent le propos en l’augmentant.

Sur le sable en fin de parcours et à perte de vue, d’étranges hiéroglyphes de doigts sacrés et mains tendues. Peut-être était-ce un cours de philosophie éphémère, comme le dernier repas des néréides, ou vers annélides polychètes. Va savoir.

(au retour – ne pas négliger les retours – Paulus Potter, Julien Dupré, Jean-François Millet, Rosa Bonheur, merveilles du soir et odeurs d’étable)

%d blogueurs aiment cette page :