D’un tympan, clin d’œil

Drôle de coïncidence, lors d’un récent périple dans le Lot. Au retour d’une promenade entre deux causses, dans le creux apaisant d’un vallon (cela commence comme un texte romantico-naturaliste ; sans doute un affleurement de nostalgie — comme on dit...

Un noyer, commun des mortels

Un arbre isolé, mort dans la force de l’âge ; on l’avait découvert à vélo, sur une petite route secrète On puise dans sa mémoire, impuissante à rejoindre l’origine des expressions toutes faites ou spontanées Recours au poème (chinois) : Dix mille...

Les Roches Brunes, promenade

Dimanche dernier dans l’après-midi, promenade tranquille au-dessus de Dinard en chaussures légères (et l’esprit pareil). Entre les villas historiques couronnant la falaise, quelques échappées permettent de cadrer et d’admirer le paysage, pour...

Stations

Station au milieu de l’été quand le bourdon résonne (sa sonate imprévisible dans les mellifères, musique au soleil spectateur) Les fleurs de la bourrache ont le consentement sage, qui s’inclinent sous le poids minuscule d’un vent fragile et éphémère...

Égarées dans la fable

un matin au réveil l’air est si léger, si doux l’orage était sec et l’esprit attentif, sans distraction, reposé un Cessna laborieux n’en finit plus de passer, soixante ans de solitude mécanique les Manouches ne sont plus là, disparus des...

Désordre et dispersion (du geste à la parole)

Il y a dû avoir un bug. Un mot qui, compte tenu du contexte rural environnant doit être traduit dans son sens premier d’insecte, ou de punaise, ou bien alors c’était une erreur humaine, comme à Tchernobyl ou avant chaque fou rire Quoi qu’il en fût le...

Une minute en mai, V

L’été, on s’arrêtait pique-niquer à la naissance d’un chemin au bord d’une départementale. La table de camping Lafuma était retirée du dessus des bagages dans le coffre de la 404 et stabilisée dans l’herbe avec des cailloux. À la fin du...

Une minute en mai, IV

Tes cheveux autrefois, les doigts s’y perdent en jouant du tambour, le vent y dessine des rivières elles caressaient tes muscles, ton dos La main comme une prière désormais, un frisson parcourt la joue, le cou, tes yeux baissés sur le sable couleur de soie...

Une minute en mai, III

On en parle beaucoup, on ne fait rien derrière, à murmurer comme les lézards près des plantes du Carbonifère, vous nous survivrez sans doute dans la chaleur infernale comme résistera Jules Verne sur la plage près du grand lac au centre de la Terre (une minute trente....

Une minute en mai, II

Les amies orchidées chantaient, à l’abri du vent d’est, un air marin très doux au bord de la luzerne Du Benjamin Britten ? Il faudrait une ouïe fine, un pavillon sacré vers l’Orient tendu C’était donc du Ravel, un autre sortilège (Claude...