Il y a dû avoir un bug. Un mot qui, compte tenu du contexte rural environnant doit être traduit dans son sens premier d’insecte, ou de punaise, ou bien alors c’était une erreur humaine, comme à Tchernobyl ou avant chaque fou rire

Quoi qu’il en fût le blog a explosé en plein vol (de moineaux en l’occurrence, ceux-ci ayant pris le (mauvais ?) pli de venir nicher dans le torchis qui isole la toiture du mur en terre de masse, ladite toiture étant dépourvue de cache… moineau, précisément, ce qui occasionne régulièrement des conflits dans les combles avec les souris ou les loirs, je ne sais pas trop, mais on s’éloigne du propos, quoique)

Le blog, donc, plié en pleine Minute de mai, sujet peut-être trop ambitieux compte-tenu de la lenteur nécessairement retrouvée depuis plus de deux ans désormais. Un spécialiste (de l’informatique, pas de la lenteur) a remis la chose dans les clous en fin de compte et en deux temps ou trois mouvements, rétrogradant mon sang d’encre au seuil de la péripétie gastrique. Plût au Ciel qu’il y trouve, s’il y croit, un paradis à sa mesure. Le moment venu, évidemment

Désolé pour ce contretemps (voyez comme l’effort est justifié)

Et pendant ce temps, je buvais quelques herbes, et j’en fumais aussi. Sous les arbres joueurs, dans le vent permanent et au fond du jardin

(on y rencontre souvent des fantômes, bien entendu, comme à n’importe quel coin de rue. Ils prennent parfois l’aspect d’un contemporain, dont ils inondent la langue, respect absolu)

Quand les voix se sont tues, il est possible de lire l’avenir dans les fougères du talus, après la pluie

On pourrait presque le toucher tellement c’est écrit (divinement mieux que dans le marc de café, ou dans le marc tout court)

Si tout se passe bien, on reviendra en semer quelques mots par ici (le temps presse, accélère, s’étire ou s’alentit ; c’est un comble ? Non, c’est l’apothéose !)


PJ Harvey, A Place Called Home
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