un matin au réveil l’air est si léger, si doux

l’orage était sec et l’esprit attentif,

sans distraction, reposé

un Cessna laborieux n’en finit plus de passer, soixante ans de solitude mécanique

les Manouches ne sont plus là, disparus des chemins et des mentalités

rayés de l’Histoire

le jeune paysan ne fume pas de Gitane Maïs en essartant son lot

des herbes sauvages s’animent et s’accordent un répit mesuré, un jeu dérivatif, étirements, souplesse

comme des doigts improvisant une caresse sur la peau

dans la légende on aimerait ça

c’est dimanche

c’est gratuit

c’est instable

on le devine sur un mur resté là pour entretenir la mémoire en péril

l’imagination s’amuse du danger en grande précarité

la mer tapie derrière un nuage de danseuses égarées dans la fable



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