Dans ce décor délicat au silence inhabituel apparu durant la nuit du 9 janvier, sommes-nous réellement éveillés, on n’a pas envie d’abîmer le prodige de ses pas malhabiles.

Il est pourtant impératif, curiosité enfantine, d’aller jusqu’au fond du jardin et aux alentours de la ferme voisine. On aura le temps de penser à ceux qu’on aime et qui ont habité, ou vivent encore, dans des endroits où ce poudroiement forme une seconde peau.

J’ai pris l’appareil photo qui, lui, n’a plus besoin de pellicule. Le voyage est presque immobile et pourtant très long.

Et puis, changement de couleurs.