Quoi de plus doux, qui de plus apaisant sauf les petites notes de musique en pluie sur les ardoises, le pare-brise, les vitrines, nos écrans, ce qui nous sépare. Au bout du couloir les puces et les antiques, loin de Paris, ont presque l’air de se demander pourquoi elles sont arrivées ici, comme la musique manouche arrachée du bord de la rivière Marne sous les saules. On les dirait perdues, abandonnées et presque tristes de ne savoir quoi faire, vers qui aller. Les objets et les jouets anciens sont de petites madeleines de Proust dans le jour gris, noyé dans son passé il n’aura guère excédé la durée d’une cérémonie du thé. L’année prochaine nous caresserons nos vieilles peaux froissées contre d’autres, ressuscitées absolument.

quelques secondes de ressac, et puis une mer plus calme, apparemment

%d blogueurs aiment cette page :