No mad

La ville, ce midi, vers une heure, étendue comme un chat ; elle rêve en colimaçon autour de l’église endormie. Frissons d’activité épidermique, sous la chaleur humide, projets humains en conduite automatique aux extrémités. Aménagement du territoire. Spasmes confus. Se réveille-t-elle ? Non. Ceux qui sont là semblent vivre sur des œufs.

Au loin, la rumeur incontestable des véhicules. Ici, fleurs aux odeurs de rail, couleur vie. Pavots du pauvre. Qui d’autre a besoin d’un train de grande banlieue ?

Mais. Les fraises cette année ont un vrai goût de fraise. La juste proportion, sans doute, entre soleil et pluie. Personne n’y peut rien.